Modernisation de la douane (3iéme partie) : Ressources humaines

L'administration fait appel à des diplômés comme bénévole (2018)
L'administration douanière fait appel aux diplômés en douane comme bénévoles 
(Bureau des douanes Niamey/aéroport-2018
)

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Reconnaissant l'importance cruciale du capital humain dans la performance et la résilience organisationnelle, le renforcement des capacités dans le domaine des ressources humaines est capital pour l'administration douanière.

Par le présent article, permettez-moi de vous décrire le contexte opérationnel dans lequel évolue la douane. Certainement, le recrutement sans concours des diplômés, élèves en douane dissipera toute mésaventure future relative aux concours des douanes et aussi garantira une meilleure mobilisation des ressources dans un environnement répondant aux exigences du commerce international et de la modernisation de l'administration douanière.

👉Le faux douanier👈

Il y'a présentement près de quarante (40) services techniques répartis sur huit (8) directions et vingt quatre (24) divisions techniques à la direction générale des douanes. A supposer un nombre minimum de trois (3) agents par service, deux (2) par division et un (1) agent par direction, il faudrait un minimum de 176 agents du cadre des douanes à la direction générale des douanes. 

Au niveau déconcentré, on dénombre quarante huit (48) bureaux des douanes (et bureaux spécialisés), dix (10) brigades d'intervention et quatorze (14) recettes. Ici aussi, à supposer 25 agents par bureau, 20 agents par Brigade, 3 agents par recette et 20 agents par direction régionale, il faudrait 1 582 agents pour répondre aux impératifs administratifs douaniers.

En sommes, nous arrivons à une conclusion de 1 758 agents au minimum pour assurer les missions douanières sur l'ensemble du territoire national nigérien. Bien-sure en acceptant la perspective de 25 agents pour assurer toutes les missions, services dans un bureau des douanes comme à l'aéroport international Diori hamani ou que 20 agents suffiront à assurer les missions et le fonctionnement d'une brigade d'intervention et de recherche ou encore que trois (3) agents suffiront pour assurer le fonctionnement d'un service technique national, il est clair que même dans cette configuration, il est quasiment impossible pour ces structures douanières de mettre en œuvre les politiques économiques de 'Etat, d'assurer la sécurisation et la facilitation des échanges extérieurs, d'assurer la qualité des instruments douaniers, la mutabilité de l'administration, de perception des recettes, de concevoir et de mettre en œuvre des normes, d'assurer la performance tant au niveau central que déconcentré. Il est aussi évident qu'il serait extrêmement exceptionnel qu'une brigade d'intervention et de recherches de 20 agents puisse couvrir toute une région et les frontières, a l'exemple de la brigade (BIR) de Zinder ou d'Agadez. Cette dernière peut-elle sécurisé, avec un effectif de 20 agents, les frontières que le Niger partage avec le Mali, la Libye et le Tchad? 

Il est donc très difficile même avec notre estimation d'environ 1 700 agents que le système douanier puisse assurer les missions primaires d'État, à elle confier.

Saviez-vous que l'administration douanière actuelle comptabilisé moins de 1 000 agents du cadre des douanes ?

Au prime à bord, toute analyse ou autre plan d'action pour le renforcement des capacités intégrera inévitablement l'accroissement des effectifs douaniers au sein de l'administration centrale et des services déconcentrés.

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