Le régime de l'entrepôt en douane au Niger

Le Régime de l'entrepôt en Douane au Niger : Une perspective d'avenir pour la logistique et l'aide humanitaire



Salut à tous, c'est Abdoul-Kader, et c'est un plaisir de vous retrouver sur mon blog.

Aujourd'hui, je veux partager une réflexion qui me tient à cœur. J'ai récemment eu l'occasion de collaborer sur l'analyse d'un sujet logistique crucial pour notre pays : l'entrepôt en douane. Cette démarche n'est pas seulement une question de procédures, c'est une véritable révolution pour l'efficacité logistique au Niger, et je suis convaincu que nous devons saisir cette opportunité.

Pourquoi l'entrepôt en douane est-il si vital pour le Niger ?

Dans le monde des affaires, le temps, c'est de l'argent. Pour les opérateurs économiques, la capacité à entreposer des marchandises sans les soumettre immédiatement aux droits et taxes est une bouffée d'air frais. C'est un régime suspensif qui permet une gestion plus souple des stocks et de la trésorerie.

Cependant, au-delà de l'économie, cette procédure a un potentiel énorme dans un autre domaine qui nous est cher : l'aide humanitaire.

Le Niger est un pays enclavé, et la logistique de l'aide humanitaire est souvent confrontée à d'énormes défis. D'après le Programme Alimentaire Mondial (PAM), en 2023, l'organisation a assisté plus de 3 millions de personnes au Niger. Ces opérations vitales dépendent de l'acheminement rapide et efficace de vivres et d'équipements depuis les ports des pays voisins. Les fermetures de frontières et les retards dans les procédures douanières peuvent entraîner des perturbations graves de la chaîne d'approvisionnement, comme l'a noté le PAM lui-même, retardant l'arrivée de denrées et de fournitures nutritionnelles essentielles.

Le régime de l'entrepôt en douane offre ici une perspective sans précédent. Il permet aux organisations comme le PAM de stocker l'aide humanitaire sur le territoire nigérien sans avoir à la "nationaliser" (payer les droits et taxes) ou à la placer sous un régime de transit long et complexe. Les marchandises sont considérées comme "hors du territoire douanier" et peuvent être libérées au fur et à mesure des besoins. C'est une garantie de fluidité et une optimisation des coûts qui peuvent être réinvestis pour aider davantage de personnes.

Une solution plus avantageuse que l'importation temporaire

Certains pourraient se demander pourquoi ne pas simplement utiliser le régime de l'importation temporaire. C'est une question légitime. Cependant, les deux régimes sont loin d'être interchangeables. L'entrepôt offre un avantage majeur : une période de suspension des droits et taxes d'au moins un an**, contre seulement six mois pour l'importation temporaire. C'est une différence cruciale qui offre une flexibilité de planification inégalée.

Notre équipe au Groupe KADER a travaillé en profondeur sur ce sujet. Avec mes six années d'expérience dans les secteurs public, privé et humanitaire, je comprends les réalités du terrain, de Dosso à Niamey en passant par Zinder, Tahoua et Maradi. C'est en combinant cette expertise terrain avec les compétences de notre équipe en administration, douane et logistique que nous sommes en mesure de vous offrir ce service inédit au Niger.

Nous sommes la première entreprise spécialisée en import/export à offrir une telle prestation de services de supervision d'entreposage en douane. Notre but ? Transformer les projets complexes en succès, en toute autonomie.

N'hésitez plus ! Si vous êtes un acteur logistique, national ou international, ou une organisation humanitaire, contactez le Groupe KADER. Ensemble, nous pouvons non seulement fluidifier vos opérations, mais aussi contribuer à une cause plus grande : celle d'un Niger où la logistique est un levier de développement et de résilience.

Je vous dis à très vite pour un prochain article.


Visitez l'unique #blog spécialisé en douane de l'espace AES (en cliquant) : 👉🏾 Les Nouvelles de KADER
Restez informer de l'actualité douanière et logistique de l'espace AES en suivant Notre chaîne WhatsApp : 👉🏾Groupe KADER (Niger)
A lire aussi :


Commentaires