Les ports de Lagos, de Calabar ou encore d'Onne pour le ravitaillement de Zinder, Maradi et de Diffa

Abdoul-Kader Idrissa Daouda

Les ports de Lagos, de Calabar ou encore d'Onne pour le ravitaillement de Zinder, Maradi et de Diffa



Le Nigeria dispose d'un réseau de ports majeurs et secondaires qui s'étendent le long de son littoral.

L'amorce 

Il semble notoire voir même irréfutable que l'essentiel du commerce intérieur et international du Niger soit tributaire d'une certaine manière de l'économie du Nigeria, un partenariat historique.

Il m'a été donner de constater lors de mes voyages d'étude au Nigeria et dans plusieurs communes et régions frontalières que la masse physique des marchandises et des flux financiers transactionnels ne sont pas quantifiables. Par ce fait, toute politique économique décentralisée se heurtera a cette constante réalité du caractère informel du commerce frontalier.

 Le commerce frontalier entre le Niger et le Nigeria est caractérisé par un haut degré d'informalité. Les flux de marchandises et les transactions financières sont difficiles à quantifier, ce qui limite la capacité des autorités à mettre en œuvre des politiques économiques efficaces. Les échanges se concentrent principalement dans des zones frontalières par exemple dans les départements, communes comme Doungass, malawa,..(Zinder), konni, illela (tahoua), dogon doutchi, Gaya(Dosso), dan issa (mardi), diffa..etc.

L'interdépendance économique entre le Niger et le Nigeria est une réalité incontournable, particulièrement au niveau des échanges commerciaux frontaliers. Cependant, le caractère informel et non quantifié de ces échanges représente un véritable défi pour la mise en œuvre de politiques économiques efficaces. Cet article propose une approche novatrice pour formaliser et sécuriser ces échanges, en mettant l'accent sur la facilitation des procédures douanières et l'implication des acteurs locaux

Il est donc primordial d'opter une politique d'insertion de pratique nouvelles de formalisation des échanges commerciaux internes et internationaux. Il s'agit notamment de la facilitation des procédures d'enregistrement (garantir la gratuité), de la sécurisation des personnes et des bien et surtout de garantir la rentabilité des procédures nouvelles aux opérateurs économiques. 

Le commerce entre le Niger et le Nigeria est principalement caractérisé par son caractère informel, rendant difficile toute quantification précise des flux de marchandises et de capitaux. Cette situation est due à plusieurs facteurs, notamment :

Les complémentarités économiques : Les deux pays ont des économies complémentaires, ce qui favorise les échanges.

Les facteurs socioculturels : Les liens historiques et culturels entre les populations frontalières facilitent les échanges informels.

Pour remédier à cette situation, il est proposé de mettre en place un système d'enregistrement simplifié et gratuit des flux de marchandises aux postes de contrôle frontaliers. Ce système pourrait s'appuyer sur :

  • Une déclaration verbale : Les opérateurs économiques déclareraient verbalement la nature et la quantité des marchandises transportées.
  • Une prise de photo : Une photo de la marchandise serait prise comme preuve de la déclaration.

La formalisation des échanges commerciaux frontaliers entre le Niger et le Nigeria représente un enjeu majeur pour le développement économique des deux pays. En mettant en place un système d'enregistrement simplifié et gratuit, en impliquant les acteurs locaux et en sécurisant les frontières, il est possible de transformer un commerce informel en un commerce formel et structuré.

La détente 

Il ne faut pas perdre de vue que l'hypothèse centrale énoncé dans cet analyse est de mettre en évidence l'interconnexion des économies nigérienne et nigériane.

La quantification, par l'enregistrement gratuit, permettait de saisir toute l'importance de cette réalité régionale. Ainsi, une fois validé, l'hypothèse conduirait certainement au raffermissement des liens économiques déjà existants. 

La cible

Le but pourrait être, éventuellement, la construction des voies express reliant les ports du Nigeria au différentes villes frontalières du Niger. c'est possible !

Il m'a été donnée de constater l'état d'excellence des infrastructures routières du Nigeria. Convaincues de l'adhésion des autorités légales et coutumière locales, le gouvernement fédéral mettra certainement les moyens (infrastructures, facilitation des procédures, exonerations,...) pour garantir l'approvisionnement des villes de Zinder, mardi, Gaya et Diffa.

Les recettes fiscales supplémentaires générées par la formalisation pourraient être utilisées pour financer le développement des infrastructures, notamment les voies de communication reliant les ports nigérians aux villes frontalières du Niger

La formalisation permettrait d'améliorer la transparence des échanges commerciaux et de lutter contre la corruption.

La formalisation des échanges commerciaux frontaliers entre le Niger et le Nigeria est un enjeu majeur pour le développement économique des deux pays. En mettant en place une politique de facilitation, de sécurisation et de rentabilité, il est possible de transformer un commerce informel en un commerce formel, générateur de croissance et de développement.

Auteur : Abdoul-Kader Idrissa Daouda, spécialiste en douane, en administration et en logistique, Responsable des opérations à Groupe KADER

"Niger da Nigeria, dedey mouké"

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